07/06/2006

Uccle

Wé, je sé, ça est très brouillonné ici mè pour le moment je fatigue un peu, t’as pas ça twa, parfwa ?

Snul ! Schieve architekt !

L'origine de l'expression est bien la moquerie que le peuple bruxellois, zwanzeur et frondeur, du 19ème siècle voulut exprimer en manifestant contre le démentiel projet de l'architecte Poelaert qui fit ériger le très célèbre Palais de Justice de Bruxelles (seulement battu depuis par la Koekelique de Baseberg) et la tour ITT de Polhenri.

 

Ainsi donc, dans de multiple gazettes d'époque et lors de plusieurs "meetings", les défenseurs politiques et l'architecte lui-même de cet ouvrage contesté donnèrent des explications tarabiscotées, classiques des défenseurs d'un projet non souhaité par le public mais fermement décidé par la majorité politique en place, rien de neuf sous le soleil. Toutes ces explications verbales ou écrites le furent en français très académique que moins d'un quart de la population locale comprenait, les habitants de Bruxelles en ce temps-là étant de vigoureux brabançons flamands. Ainsi donc surgit du langage populaire un mot : Schievearchitekt qui signifia aux yeux de la populace une personne au langage confus, embrouillé et incompréhensible, par extension, toute personne qui est "de travers", qui a les idées assez mal en place et qui de plus, obtus, reste campé sur des positions inacceptables.

Tous des broubeleirs ! Ce n’est pas le cas de Toone. Tu connais le Toone ? Tout petit, l’aîné des Géal fréquentait assidûment le théâtre typique de la Petite rue des Bouchers, il écoutait longuement son père s’exprimer en bruxellois, et s’est vite essayé à la manipulation des marionnettes. Par la suite, même après avoir goûté avec succès à la comédie dans des pièces “traditionnelles”, la passion de la marionnette fut la plus forte : “Ici, je suis libre de faire ce que je veux dans un esprit saltimbanque et je perpétue la tradition !”. Ça c’est un peïe hein ! J’ai entendu ça comme j’ai ôssi oreillé qu’au début du XIXe siècle, Uccle n’était encore qu’un village agricole et forestier. C’est à partir de 1850, avec la création de la chaussée de Saint-Job, de la rue Vanderkindere et de l’avenue De Fré, que le nord de la commune commença à se développer. Aujourd’hui, Uccle, c’est environ 22 km² pour quelque 75000 habitants.

 

Mais Ukkel c’est aussi la chaussée d’Alsemberg hein fieu, que ça existe depuis 1740 celle-là en dur mais que déjà en 1726 c’est une bonne route en terre avec des trottoirs cendrés jusqu’à Calevoet. Tu sais dans le temps il y avait un tram, je crois bien que c’était le 7. Tous ces numéros changent comme je change de chemise. En fait, tu faus sacher que la chaussée d’Alsemberg, ça démarre au carrefour de la barrière de Saint gilles ouske tout près y zont piqué un monumental abri de jardin.

Je me demande si le Spijtingen duivel existe encore, ça était un caberdouche à lambic. Cidessute j’ai dit qu’il y avait 75 mille Ucclois, c’est une forte augmentation par rapport à l’entre deuxguerres qu’on y avait seulement 35.000 habitants et habitantes se logeant dans les strotjes et ôssi les villas avec pelouses et tout, même des bouquets de rhododendrons. Uccle, si tu es écologite, c’est dur pour les cuisses que sur ton vélo ça grimpe et ça descend tout le temps, valloné et sablonneux disait ma grand’mère, née rue de Linné que ça est juste derrière la gare du Nord d’où qu’un train faisait un tour incroyable pour arriver à ce Calevoet qu’après tu dois marcher encore une trotte pour arriver à la féodalité.

T’ention hein, un jour il y a eu la mer ici, on a peur mennant de la planète et de l’eau qui monte (on dit que il n’y en a plus assez au robinet mais qu’elle va monter dans les rues) en bref, dans le temps elle était à Uccle puisk’on a retrouvé ici des huitres, des dents de requin des os de raies et tout ça qui est conservé archéologiquement.

A Uccle, il y a ôssi le Dieweg ouskon faisait des interrupteurs èlectriques et l’observatoire. Quand on va vers Droogenbosch, on passe près du grand cimétière dont l’entrée est ornée de l’œuvre de Julien Dillens, que tu cannais pas pas ce que tu connais rien, twa, « Le silence de latombe » ça s’appelle !

 

On reviendra, c’est pas une seule postit qui suffit pour causer de Uccle surtout en ces temps zelectoraux.

08:31 Écrit par Yvette | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

uccle Tiens fieu voilà un blog que je fais sur la campagne des élections de dans quatre mois

Écrit par : grégory Dunham | 30/06/2006

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